lundi 27 avril 2009

Projet final du Cours de ¨Photoshop 101"






Voici le résultat d'un mois de Photoshop (40 heures de formation pour les niveaux 1 et 2) pris à l'Université Concordia.J'ai déjà hâte aux niveaux 3 et 4.
Inspiré des affiches patriotiques et des peintures de la Deuxième guerre mondiale, j'ai décidé de faire une affiche fictive pour le musée d'aviation à Ste-Anne-de-Bellevue (CAHC-CCPA) qui ouvrira ses portes le 23 mai prochain. Un de leurs principaux projets et la restoration de l'avion Bolingbroke ou ¨Boli¨. Beaucoup d'heures de travail, beaucoup de retouches : enlever les poteaux et les cables électriques, se rendre compte qu'il faut aussi enlever leurs ombres projetées donc refaire une partie de la façade et des fenêtres :( Beaucoup de découpage des éléments (visibles sur la planche contact) à intégrer dans l'image finale et créer des ombres pour la perspective. Faire des panneaux là où il n'y en pas.  Rammener des berges du Gange , Bisal, mon petit pilote de cerf-volant. Mais je me suis bien amusé, j'ai même réussi à intégrer deux clins d'oeuil : Mon chat et mon avion préféré. A vous de les trouver, c'est vraiment pas compliqué.

dimanche 12 avril 2009

Pimp mon RAW !






Petit exercice de ¨Merge to HDR¨ sur Photoshop par ce Dimanche de Pâques bien tranquille. Le HDR ou High-Dynamic-Range est un procédé de prise de vue (plusieurs photos sur trépied de la même scène mais avec des écarts d'exposition) et de traitement des images par après (les images à l'état brut, sous forme de RAWs) pour aller chercher (et exagèrer) toute la lattitude des lumières (hautes, moyennes et basses )et la tonalité des couleurs.  Le résultat final donne une image hautement contrastée,  saturée et avec une texture métallique et peut créer une dépendance si abusé ( hum, un peu comme un oeuf Cadbury).

Le sujet de la photo est un petit coin de ruelle dans mon quartier: Hochelaga-Maisonneuve ou HOMA pour faire plus tendance. La première photo est l'exposition moyenne sans retouches. La deuxième est la même mais après mes ajustements habituels sur Photoshop. La dernière est la combinaison de 6 photos, à expositions variables et ensuite passées par l'outil ¨Merge to HDR¨ et une sélection des zones à ¨ramener¨(les basses lumières), à ¨garder¨(les valeurs moyennes et celles à ¨brûler¨(les hautes lumières).

dimanche 5 avril 2009

J'ai serré la main d'un héros...





Je ¨blogue¨ ici avec un retard de 2 semaines mais je ne pouvais passer sous silence la rencontre que j'ai eu, il y a deux semaines, avec Walter Pacholka au musée-atelier de restauration d'avions.

Walter, ne parait pas son age, il a pourtant 92 ans !  Son sourire et sa bonne humeur ne le quitte jamais. Il reste actif et il est bénévole à l'Hôpital des vétérans de Ste-Anne-de-Bellevue où il pilote la chorale dans des envolées lyriques malgré une faiblesse auditive causée par une exposition constante aux rugissements des moteurs, un mal qui affecte beaucoup de gens dans son secteur de travail car voyez-vous,  Walter à réalisé le rêve d'Icare, il a frôlé le soleil comme pilote dans l'armée de l'air Canadienne mais n'y a jamais laissé ses ailes. 
Il a commencé sa carrière de pilote sur des avions à hélices et l'a fini en frôlant le mur du son sur des avions à réaction.  Il est venu, au musée, visiter le ¨Boli¨en  hibernation, appareil qu'il aime comme sa première blonde puisque, comme le prouve une photo sur le mur, Il a débuté son entraînement sur le Bolingbroke et c'est avec lui, ou elle, qu'il vécut son baptême de feu dans les premières années de la 2ième Guerre mondiale sur cet appareil.
Il ne se considère pas comme miraculé mais pas mal chanceux d'avoir piloté le Bolingbroke, un bombardier construit en 1936 et déjà dépassé au début de la guerre, dans une situation de combat et d'être revenu sain et sauf, ce qui ne fût pas le cas de plusieurs de ses compagnons. 
Il fût Chef d'escadrille (Squadron Leader) et fit sa petite part pour creuser les sillons de l'Histoire. Il ne l'admettra pas mais ses faits d'armes ont eu des répercussions sur l'ensemble du déroulement de la guerre et ont fait pencher la balance du côté du  Mal vers celui du Bien.
Comment ? Par exemple, il participa, suite aux ordres directs du Général De Gaulle, à une mission de bombardement dont l'objectif était un centre d'aiguillage des chemins de fer français. La France était alors sous occupation allemande et dirigée par le gouvernement fantoche de Vichy. Les Nazis ordonnèrent, comme ailleurs, que les Juifs français soient d'abord identifiés puis regroupés pour éventuellement être déportés vers des ¨camps de travail¨en Allemagne. Le transport de ceux-ci se faisant par voies ferrées, De Gaulle ordonna qu'on fasse tout pour freiner, voir arrêter, cette déportation. Pour Walter, c'était une mission comme une autre et comme toutes les autres, c'était relativement simple: atteindre l'objectif et ramener toute le monde à la maison. Il décolla avec son escadrille et rentra en territoire ennemi.
Harnaché entre les moteurs assourdissants de son bombardier, balotté par la fougue de sa machine et dévoré par le froid de l'habitacle en tôle, il s'enligna, en volant à basse altitude,sur la cible.  Malgré le feu nourri des défenses ennemies, le harcèlement des chasseurs allemands, dont un fonçât sur le bombardier à sa gauche et le découpât en deux, il ouvrît la soute à bombes et ses années d'entraînement l'amenèrent instinctivement à pousser sur le manche pour compenser le gain d'altitude causé par cette perturbation de l'aérodynamisme  de l'avion. Au bon moment, Walter Pacholka appuya sur le petit bouton situé sur le manche et largua les bombes sur l'objectif. 
Moi,  presque 60 ans plus tard, j'ai serré la main de cet homme courageux et j'ai ensuite appuyé sur le petit bouton de ma caméra et j'ai fait ma part pour l'Histoire, pour qu'on s'en souvienne encore un peu plus longtemps.